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Phoenix
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05/01/2009 09:23:58 Post subject:
Mike Portnoy |
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dommage de commencer ce post dédiié à ce fabuleux batteur par une triste nouvelle mais Mike vient de perdre son père qui souffrait d'un cancer! lu sur son forum privé:
| Quote: | "It's with the heaviest heart and deepest sorrow that I share the news of the passing of my best friend, my idol and my father, Howard Portnoy.
He passed away this morning at 3:38 am with his loving wife Trish and myself by his side after a 6 month battle with cancer.
He was an amazing person whose lively spirit was a tremendous inspiration to me and to most people that had the pleasure to know him.
He will be sorely missed by so many friends and family - but none more so than his wife Trish, his daughter in law Marlene, his grandchildren Melody and Max and yours truly.
The Spirit Carries On 'Ol Popz...... Carpe Diem, MP
February 13th 1940 - January 4th 2009
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Gandalf
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Posted:
05/01/2009 09:57:04 Post subject:
Mike Portnoy |
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triste nouvelle il est bien vrai, courage mike. _________________
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Gandalf
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Joined: 11 Mar 2007
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Posted:
20/04/2009 08:06:09 Post subject:
Mike Portnoy |
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Une nouvelle quand même plus réjouissante, on souhaite aujourd'hui un joyeux anniversaire à mike  _________________
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Phoenix
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Joined: 09 Mar 2007
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Posted:
20/04/2009 08:58:34 Post subject:
Mike Portnoy |
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joyeux anniversaire, seigneur Mike!!! _________________
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Misunderstood
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Joined: 18 Dec 2007
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Posted:
20/04/2009 22:22:20 Post subject:
Mike Portnoy |
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Bon anniversaire à mon "bourrineur" préféré _________________
"Quéquette en décembre, layette en septembre." Pierre Desproges |
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Phoenix
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Phoenix
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Joined: 09 Mar 2007
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Posted:
18/05/2009 08:44:56 Post subject:
Mike Portnoy |
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petite interview su seigneur mike:
http://www.kaosguards.com/content/view/2195/35/
1. (Loki) Hello Mike, alors, comment se passe cette tournée promo ? Pas trop épuisant ?
Intense ma foi ! Cela a commencé à Londres, puis en Allemagne, en Hollande, en Italie…Beaucoup de putain de discours ! (rires)
2. Enfin en même temps, ça devrait aller, tu es plutôt bavard !
Euh…oui, c’est sur ! (rires) Mais néanmoins, à la fin de cette journée, je pense que vers 18 heures, je répondrais par un seul mot, genre « Yes », « No », « Maybe »…eheheh. J’ai encore un déplacement en Angleterre, et j’en ai fini. Ensuite, je retournerai chez moi pour trois semaines de vacances, pour y voir ma famille qui a toujours été négligée…Trois semaines avec eux, avant que la tournée ne commence. J’ai passé six mois en studio, puis j’ai enchainé de suite après avec un autre projet, puis directement ici…Certains membres du groupe sont resté chez eux ces huit derniers mois ! James est venue deux semaines en studio poser ses parties vocales et il est resté avec sa famille chez lui depuis l’été dernier ! Mais je ne suis pas aussi chanceux…
3. (Question posée par Vincent pour Heavy Nation) Quels sont les artistes que tu écoutes le plus quand tu as du temps ?
J’écoute vraiment de tout, cela va de choses heavy à de la merde commerciale ! (rires) ça peut être Lamb Of God et Opeth, ou encore Genesis et Pink Floyd, j’ai des goûts musicaux très larges.
4. (Loki) Pour en revenir à ce style de vie que tu mènes…A ce stade de ta carrière, comment gères-tu, d’une façon générale ?
Comme dans la chanson, c’est un sacrifice sans fin (NDL : « Endless Sacrifice » est un morceau de « Train Of Thoughts »). Me concernant en particulier, je dois consacrer beaucoup d’énergie et de temps là-dedans, car même lorsque je suis chez moi, les e-mails et les coups de téléphone n’arrêtent jamais d’arriver, et toutes les décisions prises dans le cadre de la machine Dream Theater passent par moi principalement, donc cela va des setlists, et même jusqu’à la musique qui est passée avant le show, en passant par le sticker sur la boite du CD, tout cela passe par moi ! Donc, c’est du 24h sur 24, cela ne s’arrête jamais. Quelqu’un doit le faire, quelqu’un doit garder un œil sur tout cela, pour s’assurer que tout est bien fait ; cela dit, je ne me plains pas. C’est dans ma nature, et je suis assez bon quand il s’agit d’équilibrer tout cela. Pendant l’enregistrement du dernier disque, j’écoutais aussi les enregistrements de Liquid Tension Experiment (NDL : Projet instrumental avec Portnoy, Petrucci, Rudess et Tony Levin de King Crimson) , gérais les bootlegs de Dream Theater…Je suis un accro du boulot, j’ai besoin d’avoir le contrôle, et je crois que cela nécessite une certaine personnalité.
5. (Loki) Et les autres ne sont pas nécessairement comme cela ?
Je pense qu’ils sont très contents que ce soit moi qui m’occupe de tout cela ! Le plus dur dans tout cela consiste à ne pas négliger ma famille, et, Thank God, ma femme et mes enfants comprennent tout cela ; ils savent que c’est ma personnalité. Ils se sont habitués, mes enfants ont grandi dans cette ambiance.
6. (Vincent pour Heavy Nation) N’est-il pas difficile et épuisant d’être pour ainsi dire constamment près des fans, d’une façon où d’une autre ?
C’est important. Oui, ça peut être épuisant, voire frustrant, parce que parfois, quand tu lis ce qui est laissé sur les forums Internet, ça me rend dingue parfois ! Et dans ces moments, il faut savoir prendre du recul et ignorer certains trucs. Il est impossible de plaire à tout le monde, de toute façon. Tout le monde va penser différemment. Certains vont dire que « Train Of Thoughts » est trop heavy, « Octavarium » pas assez, etc…Il y aura toujours des gens pour se plaindre, et c’est pour cela que parfois, il faut avoir ce recul. Cela dit, je connais l’importance du dévouement de nos fans, et tout ce que je fais, je le fais parce que je comprends cela, parce que je sais ce que c’est d’être un fan, parce que même à 42 ans, et après 24 ans de Dream Theater, je suis toujours ce petit gars de 13 ans qui écoute du Kiss dans sa chambre. Les groupes qui restent et ont une bonne carrière sont ceux qui sont attentifs à leur fans, que ce soit Iron Maiden, Metallica, Marillion.
7. (Loki) Cependant, certains ont l’impression que le groupe, ou toi en particulier, sortent trop de choses, entre les vidéos, les bootlegs, les raretés, etc…
Oui, je vois ce que tu veux dire, mais cela rejoint ce que je disais précédemment, j’ai envie de donner le plus de trucs possibles aux fans. Moi-même je suis un collectionneur, et quand il s’agit des Beatles ou d’Iron Maiden par exemple, je veux absolument tout d’eux ! Comme je dis, je fais tout cela pour les fans. Et peut-être est-ce effectivement excessif, oui, mais je sais aussi que le fan obsessionnel va vouloir toutes ces choses là, et pour ceux qui n’en veulent pas, ben, n’achetez pas, ma foi ! (rires)
8. (Vincent pour Heavy Nation) Tu joues toujours des choses très complexes, n’as-tu jamais envie de te poser et de faire du « poum tchac poum tchac » basique ?
Yeah, d’ailleurs, quelque part, cela me manque. J’ai monté quelques groupes de Tribute à Led Zeppelin, The Who, The Beatles, et l’une des raisons de cela est que cela me donnait l’opportunité de faire quelque chose que je ne fais pas d’habitude. Ce n’est pas quelque chose que je ferais tout le temps, mais de temps en temps, cela détend. J’ai aimé faire des choses très basiques pour l’album solo de Neil Morse, par exemple. Tout ce que je fais rentre dans le cadre d’un équilibre que j’essaie d’avoir dans mon monde. Dream Theater est très technique, LTE était instrumental avec beaucoup d’improvisations, Transatlantic était plus dans un prog’ old school, OSI impliquait des loops et des sons industriels…je crois que la seule chose qui me manque, c’est mon projet Thrash metal ! (rires) C’est la seule chose que j’attends de pouvoir faire. Une fois, j’ai joué un concert avec Overkill, et cela a satisfait un peu mon besoin en ce sens…Donc tout cela sert à un équilibre, à me satisfaire dans ce que j’ai envie de faire à la batterie au sens large.
9. (Loki) wow…quand tu es chez toi, parfois, tu ne dois pas tenir en place !
Ehehe…oui, c’est un problème ! ça m’arrive parfois.
10. (Vincent pour Heavy Nation) Tu as toujours été un batteur avec beaucoup de musicalité, au-delà de la technique pure…
Je pense qu’il est important de jouer avec de la personnalité. Mes batteurs préférés sont ceux que tu peux immédiatement reconnaitre en les entendant. Des gens comme Stewart Copeland (Police), Keith Moon (The Who), Neil Peart (Rush)…Et par exemple, sans vouloir lui manquer de respect, j’adore Chad Smith, un type génial et un très bon batteur, mais les parties de batterie dans Red Hot Chili Peppers pourraient avoir été jouées par n’importe qui au final. Et je pense que, quoique j’ai pu faire, même sur les parties les plus basiques, j’ai toujours essayé de faire à ce que cela sonne comme « Moi ». Je ne veux pas me sentir comme une Drum machine, je suis quelqu’un.
11. (Loki) Le plus compliqué est peut-être de trouver l’équilibre entre la personnalité et le fait de jouer ce qui est bon pour un morceau.
Oui, j’essaie toujours de jouer ce qu’il faut pour les chansons, au final. Je n’ai pas vraiment de problème avec cela, mais encore une fois, au dessus de tout cela, je crois important d’inclure quelque chose de personnel dans la façon de faire.
12. (Vincent) comment vous arrangez-vous pour continuer à vous réinventer à chaque fois ?
Well, je ne pense pas que nous nous réinventions, il s’agit juste de rester satisfaits de nous, de continuer à essayer de nouvelles choses…Nous n’avons jamais eu vraiment de problèmes de créativité en terme de nouvelles idées. Avant de commencer à composer, je me dis toujours qu’il va falloir non seulement essaye de surpasser ce qui a été fait avant, mais en plus, nous allons devoir apporter de la nouveauté, mais généralement, cela ne pose pas de problème. Et on se retrouve même dans la situation où dès le premier jour, nous avons trop d’idées !
13. (Vincent) Comment expliques-tu que votre musique puisse toucher autant de gens, y compris les non-musiciens ?
Nous faisons une musique qui je pense reste intéressante pour les amateurs de technique ou de progressif, mais nous faisons aussi des choses heavy, d’autres mélodiques ou douces, il s’agit d’émotions également. Je pense que si tu considères l’ensemble de nos disques, où même certains morceaux uniquement, toutes ces composantes sont là. C’est comme faire un voyage, où l’on va ressentir toutes ces choses différentes. C’est ce que je préfère dans Dream Theater, parce que quand tu écoutes un de nos disques du début à la fin, c’est un peu comme regarder un film ou lire un bouquin. Cela va t’amener vers de nombreuses émotions diverses.
14. (Loki) A l’écoute du dernier disque, la première perception que j’en ai est qu’apparemment, vous avez cessé d’employer quelque chose auquel vous avez eu recours dans le passé, c’est ce fameux « inspiration corner » (NDL : DT avait l’habitude, dans un coin de studio, de mettre tout un tas de disques en évidence, comme étant des références musicales à suivre) . Je trouve que ce disque est plus cohérent en ce sens.
Oui absolument, en fait, il a relevé d’un choix de décréter le fait que pendant l’enregistrement de ce disque, personne ne s’inspirerait de qui que ce soit, en quelque sorte. Alors bien sur, le soir, j’écoute tout un tas de choses différentes sur mon Ipod, et certaines choses sont toujours dans mon esprit, mais une fois en studio, il était dit que rien ne devrait faire directement référence à quelque chose d’extérieur. Je pense que cela a bien marché, on est parvenu à aller vers ce vers quoi nous devions tendre. Cela dit, les influences ne sont jamais absentes du processus, parce que parfois, nous écrivons une partie, et pour nous y référer temporairement, nous allons l’appeler par exemple la partie « Pink Floydienne », ou que sais-je…on a besoin de ces références, c’est notre façon de faire, on compare des parties à des choses pour pouvoir les nommer, en quelque sorte. Mais au final, les influences n’ont pas servi à donner une direction, tu vois.
15. (Loki) Vous parvenez cependant à apportez de nouvelles choses, et à ce titre, j’ai particulièrement été impressionné par « A Nightmare To Remember », au début, j’ai eu l’impression d’écouter un truc d’extrême très noir et evil, je me suis demandé si je ne m’étais pas planté de disque (rires). Et puis, cette partie en blast beat qui intervient à un moment…en bref, il me semble qu’il y a tout de même un effort de vouloir surprendre, encore à ce jour.
Oui, tout à fait. Nous voulons à la fois essayer de nouvelles choses et sonner de façon contemporaine. Je crois que ce disque marie le fait d’écrire à l’ancienne, avec le fait d’inclure les nouveaux procédés d’enregistrement et les nouvelles influences et idées. « Nightmare » est la première chanson que nous ayons écrite pour ce disque, et quand nous arrivons en studio, nous avons toute cette énergie initiale qui est là, et généralement, la première chose qui est écrite est quelque chose de long et de heavy. Et probablement que la façon dont sonne ce morceau a été influencé par la tournée qui a précédé l’enregistrement et même l’écriture de ce disque, cette tournée avec Opeth, Between The Buried And Me…et donc me concernant, dans ma tête, j’avais ces rythmes rapides et ces blast-beats qui tournoyaient ! (rires), et nous avons trouvés ces riffs très sombres. Probablement que tout cela était du à ces réminiscences de la tournée précédente donc. Puis, pour assurer un équilibre, nous avons cherché à évoluer dans d’autres styles. Pour en revenir à « Nightmare… », il y a cette partie où je chante, une partie très heavy à la King Diamond, Judas Priest, ça envoie, et au début, par-dessus cela, je voulais vraiment entendre ce qu’un Mickael Akerfeldt (Opeth) ferait, tu vois, (Mike nous fait alors des vocaux cookie monster en live). Au début, James a essayé une partie, mais je me suis dit, ça ne fonctionne pas. Il était trop propre et trop haut, il faut que ca soit heavy, et moi je voulais ces parties cookie monster ! (rires) Et donc, au départ, j’ai enregistré une version moi-même dans ce style de vocaux ! Mais les autres n’ont pas accroché à ce genre de truc…Ils n’ont pas des goûts aussi extrêmes que les miens, alors bon…Et donc au final, j’ai fais quelque chose plus comme l’auraient fait des gens comme Rob Flynn (Machine Head) ou James Hetfield (Metallica) et c’est ce qui a fini sur l’album.
16. (Vincent) En parlant d’extrême, les derniers groupes du genre ont tous fait plus ou moins la course à la vitesse d’exécution…cela ne t’intéresse pas, personellement ?
J’adorerai pouvoir faire ça ! (rires) Je vois les jeunes batteurs d’aujourd’hui, comme Joey Jordison (Slipknot) , Derek Roddy (Hate Eternal, Nile…) je ne sais pas comment ces mecs font pour jouer aussi vite. Et certains de ces jeunes m’ont dit qu’ils avaient grandis en m’écoutant, ce qui est un compliment énorme pour moi. Mais je crois que tout cela relève d’une évolution, ces gens là m’ont écouté, au même titre que moi j’ai écouté d’autres personnes, la batterie évolue constamment, les nouveaux batteurs amènent ce que faisaient les précédents à un autre niveau, et donc quand je vois ces batteurs de Thrash, de speed, frapper si vite, je suis totalement impressionné, je ne me vois pas jouer si rapidement. Peut-être que je suis trop vieux, peut-être que je n’ai pas l’entrainement suffisant…Des fois, j’aimerais jouer comme cela, et sur le premier morceau du disque, je joue des choses rapides, mais ce sont des choses qui sont assez « normales » dans les standards définis aujourd’hui.
17. (Loki) Il y a-t-il un processus conscient en studio visant à écrire dans des styles définis, ou est ce juste l’exploitation de ce qui vient naturellement ?
Well, les premières idées vont être des idées venant spontanément, des idées qu’on va laisser aller là où elles veulent aller. Puis lorsque nous avons une ou deux chansons écrites, nous regardons ce que nous avons et nous disons « bien, et maintenant, qu’est ce qui nous manque ? » Est-ce que nous avons besoin de quelque chose d’agressif, ou de calme, de court…Nous recherchons ensuite donc ce qu’il faut pour assurer un équilibre.
18. « Wither » fait partie de quelle catégorie de morceau, dans cette logique ?
En fait, « Wither » est une exception. C’est un bon exemple de ce que nous ne faisons d’habitude jamais. C’est une chanson que John (Petrucci) a ramené en studio, totalement finie. C’est une chanson très simple, qu’on pourrait jouer sur une guitare acoustique et chanter. Ce n’est pas notre façon de travailler d’habitude, parce que couramment, nous écrivons tous ensemble et arrivons à ces gros morceaux, mais de temps en temps, nous allons avoir un morceau comme « Wither » ou « Hollow Years ». Dans le cas de « Wither », c’était juste une bonne chanson, avec une jolie mélodie. Ce n’est pas particulièrement une chanson pour laquelle je me suis beaucoup impliqué ou à laquelle je suis particulièrement attaché, mais elle a aidé à apporter un équilibre au disque.
19. (Jean Patrick de Underground Investigation) Peux tu nous parler un peu du morceau « Shattered Fortress » ?
Il s’agit du dernier chapitre de cette « saga » en douze volets, qui dure depuis maintenant 5 disques, sur 5 chansons donc, douze étapes par lesquelles je suis passées il y a 9 ans, qui ont beaucoup affecté ma vie (NDL : Mike a eu un problème avec la boisson), et quand j’écris des paroles, je parle beaucoup de ce par quoi je suis passé, et donc je voulais écrire sur ces douze étapes ; Avec « The Glass Prison », j’ai écris sur les 3 premiers stades, j’ai poursuivi avec les autres morceaux, et nous voilà donc, 7 ans plus tard, avec le dernier chapitre, qui est un condensé de tout ce qui a précédé. Et pour moi, c’est vraiment une délivrance. C’est un peu comme si cela avait plané au dessus de mois ces dernières années, et cela fait vraiment du bien d’en avoir terminé.
20. (Loki) en écoutant ce morceau, j’ai eu plus le sentiment d’avoir un « patchwork », plutôt qu’un « morceau » à proprement dit.
Oui, c’est ce que c’est, les quatre premières chansons du processus pouvaient se suffire à elles-même. Et donc pour la dernière, nous nous sommes assis, et avons repensé à tous ces riffs, ces paroles, ces mélodies, qui devraient revenir pour la pièce finale.
21. Cela a du être un gros ouvrage !
Oui, et ce sera d’autant plus un gros ouvrage quand il faudra le jouer ! (rires)
22. (Vincent) Comment vois-tu le futur de DT à ce stade ?
Je pense qu’il va simplement s’agir de continuer à faire ce que nous faisons ; comme je l’ai dit, nous n’avons jamais de manque d’idées au moment de composer. Personnellement, je me sens satisfait et accompli, mes rêves sont réalisés, j’ai tourné avec tous les groupes avec lesquels je voulais tourner. Cela a nécessité beaucoup de travail pour en arriver là où nous en sommes, mais c’est un grand accomplissement aussi, et le futur va consister à maintenir cela, et continuer de faire à ce que tout le monde continue d’être heureux, nous-mêmes, les fans, et peut-être gagner de nouveaux fans.
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ledrumer
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Posted:
24/05/2009 15:18:35 Post subject:
Mike Portnoy |
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| super cet interview, on apprend plein de trucs! |
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Phoenix
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Phoenix
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Posted:
08/06/2009 16:03:18 Post subject:
Mike Portnoy |
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interview de Mike sur musicwaves:
http://musicwaves.fr/frmarticle.aspx?ID=212
petit extrait:
Toujours concernant ces épics, comment vont-ils s’insérer dans vos concert ? Vous avez déjà de nombreuses longues chansons à insérer car elles sont des classiques. C’est toujours un dilemme. Nous avons tant de chansons, et quand elles sont si longues cela prend une grande partie de la setlist. Je pense que la seule solution est d’alterner les setlist, ce que nous faisons, afin de tout pouvoir jouer un moment ou l’autre. Et, comme vous le savez peut-être je suis très soucieux de ce qui a été joué la fois précédente dans une ville, pour que ce qui n’a pas été joué la fois précédent le soit la suivante, tu vois ? Afin de changer un maximum de visites en visites…
Ou alors jouer des concerts de cinq heures ? (Rire) Ouais, c’est ce qu’on pensait avant. Que c’était la solution. Mais en vieillissant, on se rend compte que cela peut-être… Physiquement, c’est juste trop crevant. _________________
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Phoenix
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Posted:
10/06/2009 08:44:01 Post subject:
Mike Portnoy |
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nouvelle interview de mike:
http://www.discordance.fr/Dream-Theater,1109.html
| Quote: | Nous avons gardé le meilleur pour la fin… Parfait, j’ai gardé les meilleures réponses pour la fin ! J’ai attendu toute la journée pour dire enfin à quelqu’un la vérité. VOUS allez maintenant avoir la vérité ! (rires)
Commençons par votre nouvel album, Black Cloud and Silver Linings, qu’est-ce que vous pouvez nous en dire ?
(pause) Ouaaaaais, il est pas mal... (rires)
(rires) Vous pouvez détailler un petit peu ?
C’était la prochaine étape pour Dream Theater. C’est notre dixième album, cela fait 24 ans que nous jouons ensemble, donc nous avons juste fait ce que nous faisons d’habitude : une alchimie conservée par la même équipe qui était sur le dernier album, et dans le même studio. Je pense que nous avons continué musicalement dans la lignée du dernier album, constitué de journées épiques. Je pense que toutes les choses… enfin, JE pense, qu’est-ce que j’en sais ? Je ne peux pas être objectif à 100%. Mais je pense que nous avons pris les choses qui constituaient les chansons préférées de nos fans, comme notre ancienne manière de composer, et l’avons proposé avec notre son actuel.
Cela aurait été possible si vous n’aviez pas produit l’album ?
Absolument et à 100%, non. On me le demande tout le temps, les fans en parlent tout le temps, « Ils pourraient y gagner à avoir un producteur extérieur », je suis désolé, mais je ne suis pas d’accord. Chaque fois que nous avons eu un producteur externe par le passé, ça a été destructeur et ça a failli provoquer la séparation du groupe.
Quelles libertés avez-vous eu en produisant l’album vous-même que vous n’aviez pas auparavant ?
La liberté la plus totale. D’habitude le rôle du producteur est de donner forme aux chansons et de superviser la manière dont elles sont enregistrées. Mais les chansons sont déjà bien assez mises en forme ! Il y a déjà pas mal d’allers-retours quand on commence à écrire ! Moi-même, John Petrucci et Jordan Ruydess, nous savons ce que nous faisons et nous sommes des passionnés. Nous n’avons pas besoin d’une personne extérieure pour nous aider à formater, cela ne ferait que détruire l’alchimie entre nous et créerait beaucoup de frictions et de discorde, comme par le passé.
L’autre rôle du producteur est d’apporter une sorte d’expertise dans le processus d’enregistrement et pour ça, nous avons quelqu’un de l’extérieur qui nous donne son opinion et son ouïe. Nous avons travaillé avec Paul Northfield sur cet album en tant qu’ingénieur du son et de mixage pour donner vie à nos idées. Je pense que nous avons le meilleur des deux mondes : nous pouvons toujours travailler avec un ingénieur externe, mais c’est John (Petrucci, le guitariste) et moi, à la fin de la journée, qui avons le dernier mot. Si nous étions Bon Jovi et nous devions écrire des singles de 5 minutes qui devraient correspondre à une certaine formule, alors d’accord, il faudrait que quelqu’un vienne et dise (il prend la voix d’un vieil homme) « Mon petit, le refrain doit revenir une seconde fois et… ». Mais nous, nous écrivons des périples musicaux de 15 minutes, la dernière chose dont nous avons besoin est d’une autre opinion, nous en avons déjà assez comme ça.
En ce qui concerne les différentes versions de ce nouvel album, pourquoi avoir choisi d’en inclure une instrumentale dans l’édition spéciale ?
J’ai vu quelques autres groupes le faire, Nightwish, Protest the Hero, Muse et les Flaming Lips. J’ai trouvé que c’était une idée parfaite surtout pour Dream Theater puisque, à chaque fois que nous écrivons une chanson cela commence par une version instrumentale. Quand on a commencé à réfléchir à l’édition spéciale, on a pensé que ça serait une bonne idée, que les fans aimeraient peut-être écouter ça. Et j’ai aussi eu l’idée de faire des reprises en studio, ce que nous n’avons jamais fait. En live oui, mais pas en studio. Par chance, nous avons le soutien de Roadrunner. Surtout que les maisons de disque sont à la recherche de nouveaux moyens pour que les gens continuent d’acheter des CDs, les fans auront la possibilité de trouver différentes versions : le vinyle, le coffret DVD, et tous ces objets-là.
Pour les reprises, est-ce qu’il est possible d’avoir des noms ou c’est un secret ?
C’est un secret. Seulement parce que c’est la dernière chose que nous pouvons encore espérer gardée secrète ! Tout le reste est dévoilé. Et je pense que les secrets sont marrants, les fans ont au moins un truc à attendre avec impatience. Vous le saurez bien assez tôt !
Est-ce que ce sont des grosses surprises ou des chansons classiques ?
C’est un peu des deux, quelques chansons de métal, d’autres de prog, et du rock plus classique. Quelques-unes viennent de groupes qui ne sont pas très connus et qui nous ont influencés. Un peu de tout. Comme je le disais, on n’a jamais enregistré de reprises en studio et nous avons pris autant de soin et de temps à le faire que pour nos propres chansons. Un titre en particulier où il se passe pas mal de trucs et que nous n’aurions pas pu rendre si nous l’avions joué en live. Dans le studio, nous avons pu lui donner cette dimension.
Vous parliez à l’instant d’influences… Quels étaient les albums dans l’« inspiration corner » pour Black Clouds and Silver Linings ?
Aucun. Ça a été une décision commune de ne pas écouter d’albums quand on était en studio. Par le passé, il y a eu trop de rumeurs à propos de ce qu’on écoutait dans l’« inspiration corner », les fans l’ont amené à un tout autre niveau d’interprétation qui n’avait pas lieu d’être. J’ai entendu des gens dire que cette chanson ressemble à Muse et celle-là à autre chose… on n’a voulu se débarrasser de tout ça et travailler sur ce qui vient de nous. À la fin de la journée, je rentre à mon hôtel et je vais écouter… ce que j’écoute et je ne vais même pas citer de noms ! (rires) Mais, quand on a constitué le groupe, on a fait exprès de ne rien écouter pour s’orienter, on voulait être libre de nos mouvements.
Et en tant que batteur, êtes-vous influencé par des nouveaux talents comme ceux de Porcupine Tree ou Mastodon ?
Les deux, je suis ami avec Gavin (Harrison, Porcupine Tree) et Brann (Daylor, Mastodon), ce sont des types formidables et d’excellents batteurs. Je suis toujours inspiré par les jeunes batteurs et j’écoute toujours les autres pour me donner de l’inspiration. Il y a plein de types bien, comme Chris Adler qui est un super batteur, d’être en tournée avec Opeth et Between the Buried and me, m’a fait faire écouter pas mal de blast beat et de doubles pédales… ça ressort inévitablement dans ce que je fais.
Vous parliez de la corporation entre Jordan Ruydess, John Petrucci et vous, qu’en est-il de James Labrie et John Myung ?
James (chanteur) n’est pas là quand on a écrit la musique. Par le passé, il était parfois là, parfois pas, mais pour cet album-là il n’était pas là. Nous travaillons sans lui, parce que quand il était là, comme il ne joue pas d’instrument, il n’apportait pas grand-chose. C’est l’alchimie qui fonctionne comme ça et pas autrement. John Myung (bassiste) est juste extrêmement silencieux de nature, comme la plupart des gens le savent, donc instinctivement il ne va pas participer. Alors que John, Jordan et moi, quand nous composons, ça va vite, ça avance, on a des idées, et tous les trois nous avons des opinions très marquées, ça fonctionne comme ça. Je pense que c’est OK avec tout le monde, le fait que James n’écrive pas la musique avec nous c’est la manière dont on fonctionne. Que John Myung soit un peu plus réservé et plus silencieux, et qui de temps en temps nous propose quelque chose ici ou là, c’est notre alchimie. Ils sont libres s’ils veulent proposer quelque chose, nous n’essayons pas de les en empêcher, c’est juste la personnalité de chacun. Si nous changions ceci, ça ferait tout foirer. Si on voulait un chanteur comme Neil Morris, qui sait écrire et jouer, ça changerait tout. Ou si on voulait un bassiste bavard qui nous la jouerait cartes sur table, ça changerait l’alchimie, or elle marche bien telle quelle maintenant, donc on ne veut pas la faire foirer. Tout le monde connaît sa place et son rôle, et tout le monde en est content.
Vous pourriez nous parler un peu du Progressive Nation Tour ? Avec un slogan comme « One Nation under Prog », est-ce que ce n’est pas positionner Dream Theater comme le maître incontesté du prog ?
Personnellement, j’ai l’impression que c’est mon devoir d’aider les jeunes groupes de metal prog, ça a toujours été comme ça. J’ai toujours choisi nos premières parties de Fates Warning à King’s X, Spokes beard, Porcupine Tree, Pain of salvation, Symphony X sont des groupes que j’ai triés sur le volet et à qui j’ai voulu donné consciemment un plus grand public. Progressive Nation reprend ce même concept, et le développe comme une sorte de package, de festival. Ça faisait longtemps que je voulais le faire et l’année dernière ça a commencé. Ça a eu un grand succès aux États-Unis, et ça a pavé le chemin pour qu’on le refasse cette année, en l’amenant jusqu’en Europe. Je pense que l’amener ici, en Europe, est important, car depuis plus de 20 ans, Dream Theater vient en Europe, et ça a toujours été seulement nous, ou seulement nous et une première partie, toujours le même format. Je ne voulais pas continuer à faire la même chose, la même idée, mais un album différent. Donc j’ai pensé que c’était une bonne idée d’avoir cette nouvelle présentation pour un concert de Dream Theater. Ce n’est pas en mode « Coucou on est là, vous venez nous voir une fois de plus, comme tous les deux ans… » : on voulait que ça soit différent. Les groupes que j’ai choisis vont tous amener quelque chose d’unique à la tournée. Opeth a beaucoup de fans, et ils sont très compatibles avec nous, d’ailleurs c’est un de mes groupes de métal préféré. On a déjà fait la tournée Progressive Nation avec eux l’an dernier, et on travaille bien ensemble. Les deux premières parties que j’ai choisies sont des groupes qui n’ont pas beaucoup de fans et que les gens ne connaissent pas, et c’est une chance de partager nos fans avec ces groupes, et vice-versa. Bigelf et Unexpect sont différents et vont compléter la tournée musicalement.
Du coup, votre concert sera plus court…
Bien sûr, nous allons jouer moins longtemps. Nous ne pouvons pas avoir trois premières parties et ensuite jouer 3 heures, le public tomberait raide mort. (rires) Mais ce n’est pas grave, on va jouer 90 minutes c’est raisonnable. Au lieu de jouer pendant 2 ou 3 heures, je préfère partager la scène avec d’autres bons groupes et leur donner la possibilité de jouer. Beaucoup de ces jeunes groupes n’ont pas la possibilité de jouer devant 5,000 personnes en jouant cette musique-là… Je pense que c’est bien pour eux, et 90 minutes c’est assez pour un groupe…
(son téléphone sonne avec pour sonnerie Constant Motion, de leur dernier album)
Sympa la sonnerie !
(rires) Oui hein ! Je ne sais pas, peut-être que je me fais vieux, mais quand j’écoute d’autres groupes, quand ça dépasse la barre des 90 minutes, j’en ai marre. J’ai vu des groupes récemment, je ne citerai pas de noms, mais des groupes que j’aime vraiment, vraiment beaucoup, mais au bout de 90 minutes, je suis crevé. Mais tympans sont morts… Je me fais sûrement vieux, mais je me demande comment notre public peut tenir pendant un concert de 3 heures. Je sais qu’il nous aime bien et tout, mais quand même…
Mais vous ne pensez pas que 90 minutes c’est un peu court pour présenter votre nouvel album ?
On reviendra… (rires) ce n’est pas notre dernière tournée !
Vous parliez de partager votre public avec d’autres groupes, on ne peut s’empêcher de constater que ce public ne fait qu’augmenter avec chaque album qui sort, alors que la formule de Dream Theater est toujours la même : soit on vous aime, soit on vous déteste. Comment expliquez-vous cela ?
Je pense que, encore aujourd’hui, soit les gens nous aiment, soit ils nous détestent, on a autant de fans que d’ennemis. Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas Dream Theater, qui ne nous supportent pas. Comme tous les types de musique… mais peut-être plus avec nous puisque c’est assez extrême. Mais est-ce que ce n’est pas le but des groupes ? De faire ce qu’on fait et de continuer à le faire, et ce faisant, générer de nouveaux fans, tout en conservant les anciens. C’est ce que nous essayons d’atteindre à chaque fois.
Vous pensez que le public évolue ? Ou que c’est votre formule qui change ?
Je ne pense pas que nous ayons changé notre formule, mais nous changeons avec les époques. J’écoute Images and Words et je me dis que les chansons sont bonnes, mais au niveau du son, ça rend comme un album qui a été enregistré en 1991, et pas en 2009. On veut prendre ce style et cette façon d’écrire de la musique tout en continuant d’évoluer et de rester contemporains. Si tu écoutes Black Clouds, c’est du 2009. Donc, on veut évoluer tout en restant fidèle, et je pense que c’est la clé pour garder son public cible, tout en rameutant de nouveaux fans plus jeunes. C’est aussi une des choses qu’on essaye d’accomplir avec un label comme Roadrunner, un label qui continuera de développer le groupe, la promouvoir, ce que notre précédent label n’a jamais fait.
Vous êtes content de votre travail avec Roadrunner jusqu’à présent ?
Totalement, c’est le meilleur des deux mondes : ils nous laissent tranquilles pendant qu’on fait l’album, et quand on le leur donne, ils en font la promotion. C’est la raison pour laquelle je suis assis là à vous parler. Ça fait partie de la manière dont un album devrait être vendu. Je pense qu’ils sont le meilleur label pour le métal, alors qu’InsideOut est le meilleur label pour le prog.
Est-ce que ça a changé quelque chose d’être avec Roadrunner ? Il y avait le cycle de huit albums qui se finissait avec Octavarium, et après on suppose qu’il y a un nouveau cycle qui commence avec Systematic Chaos, et continue avec Black Clouds… Est-ce que ça a eu un effet sur votre musique ?
À 0%. Déjà, avec Systematic Chaos, on n’avait même pas signé avec eux quand on l’a fait. On n’avait même pas décidé avec qui on allait signer avant de finir l’album. Donc ça ne l’a pas affecté. Et pour cet album, Black Clouds, ils n’ont pas entendu une seule note avant qu’on leur donne la version finale. Je n’ai pas arrêté de recevoir des emails et des coups de fil du label « Est-ce que je peux venir ? Hey, j’ai envie de venir voir ? », et je faisais comme je viens de faire avec mon téléphone : j’appuyais sur la touche « ignore » (rires) pendant 6 mois ! Donc, non, ils n’ont eu aucun effet sur la musique. Quand ils ont signé avec nous, ils se sont rendu compte qu’ils signaient avec un groupe qui était là depuis plus de 20 ans, que nous avions de l’expérience, que nous savions ce que nous faisions et que nous connaissions nos fans. Ils respectent ça, et nous laissent tranquilles. Quand on leur donne l’album, chaque jour, on reçoit des emails, on est constamment au téléphone avec eux, en nous disant « On va faire ci et ça », et ils soutiennent toutes nos idées. Excepté une en particulier, ils ont soutenu tout ce qu’on leur a proposé.
C’était quoi cette idée ? Je le savais que je n’aurais pas dû en parler… (rires). Une idée qui n’a pas vu le jour, mais que je voulais vraiment qu’elle se fasse. Je leur ai proposé de faire en sorte que l’album soit téléchargeable dès qu’on l’avait fini. Un peu comme quand Radiohead l’avait fait, sauf que dans ce cas-là ça n’aurait pas été forcément gratuit, je voulais que le label le mette sur iTunes, ou autre chose, car, pourquoi attendre 3 mois ? L’idée était de prévenir les fuites, qu’on laisse les fans avoir l’album, mais on aurait quand même l’album en vente dans les magasins en juin, avec les éditions spéciales, les coffrets DVD, les reprises et les vinyles. J’ai organisé une grosse conférence de presse avec Roadrunner, le président et le vice-président et tout le beau monde. Ils étaient très réceptifs à l’idée, tout le monde est d’accord pour dire qu’inévitablement les choses vont aller dans ce sens. Mais ils avaient un peu peur de couper les ponts avec les distributeurs et les magasins. À chaque fois que quelqu’un va faire un truc pareil, ça va énerver pas mal de monde. Les fans sont contents, mais pour des raisons « corporate », on a peur d’aller dans ce sens.
Une dernière question qui concerne un autre projet, Liquid Tension Experiment, vous avez fait quelques concerts l’an dernier avec eux, quelle est la différence de sensations quand vous jouez avec eux plutôt qu’avec Dream Theater ?
On a fait quelques concerts l’été dernier et c’était génial de jouer ces morceaux. Il y a une alchimie considérablement différente entre moi, John et Jordan dans Dream Theater et entre moi, John et Jordan dans Liquid Tension. C’est une autre manière d’écrire, l’une est une musique à base instrumentale où le clavier et la guitare portent les musiques, l’autre est un groupe qui a un chanteur portant la mélodie. Tony (Levin de King Crimson) est un bassiste complètement différent de John Myung, il jam et il improvise, ce qui est un élément important dans LTE. De faire ces concerts, c’était génial, malheureusement on n’a pas eu le temps de venir jusqu’en Europe, j’espère qu’un jour on pourra. En attendant on a des DVDs et des CDs de nos lives vont sortir, pour avoir un avant-goût de comment on est sur scène. |
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Phoenix
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02/07/2009 18:55:34 Post subject:
Mike Portnoy |
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D'après Mike, les 5 meilleurs groupes de Metal de tous les temps sont, dans l'ordre décroissant : Black Sabbath, Iron Maiden, Metallica, Slayer et Opeth. _________________
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Phoenix
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Maron
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20/07/2009 21:26:02 Post subject:
Mike Portnoy |
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| Phoenix wrote: | | D'après Mike, les 5 meilleurs groupes de Metal de tous les temps sont, dans l'ordre décroissant : Black Sabbath, Iron Maiden, Metallica, Slayer et Opeth. |
Modestie oblige, il ne se compte pas dans le top 5, mais perso, DT aurait sa place ^^ _________________ Aurel


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Gandalf
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20/07/2009 22:12:07 Post subject:
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